Texte à méditer :  Autres temps, autres mœurs    

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Nouvelles

 Mohamed Msadi : «La stratégie didactique est une aide pour le professeur et l’apprenant»

 Dans cet entretien, Mohamed Msadi explique les relations qui existent entre la référence didactique et la pédagogie d’intégration.

 ALM : Quelle relation existe-t-il entre la référence didactique des matières scolaires et la pédagogie d’intégration?
Mohamed Msadi :
 Avant de délimiter les relations qui existent entre la référence didactique et la pédagogie d’intégration, j’aimerais bien donner une définition de la référence précitée. Il s’agit d’un cadre épistémologique qui délimite les pourquoi et les conceptions de la structure d’une discipline scolaire et la méthode à laquelle elle recourt dans la construction de la connaissance à travers la description, l’explication et la généralisation. Chaque matière scolaire constitue, donc, un champ de connaissances épistémologiques claires et ayant des moyens d’expression délimités. La transposition didactique, dans ce contexte, joue un rôle primordial dans la clarification et la transposition du savoir savant pour devenir une connaissance commune, appropriée et facile à consommer sur le plan scolaire.

 

Où réside l’importance de la référence didactique dans le domaine de l’enseignement ?

 

 La concrétisation des références didactiques des matières scolaires, sans exception, est une exigence impérieuse qui a pour but de surmonter les problèmes et les difficultés de leur enseignement. Ainsi, le ministère de tutelle a élaboré un programme relatif à la formation continue dans le domaine de la didactique des ressources sur le plan national. Ce qui a eu un impact positif sur le perfectionnement des pratiques de la classe. L’objectif est de supprimer tous les obstacles existant entre le savoir savant et le savoir enseigné. La stratégie didactique est donc une aide appréciable aussi bien pour le professeur que pour l’apprenant.

Quelle est la nature de la relation existant entre la référence didactique et la pédagogie d’intégration ?

 

 Entre ces deux approches, la relation est organique et dialectique. En l’absence de la référence didactique bien structurée, la situation d’intégration n’a pas droit de cité. Tout problème dans la construction des situations didactiques a toujours un impact négatif sur les situations d’intégration. Aussi leur complémentarité est-elle une nécessité impérieuse dans le but de garantir la qualité des apprentissages. C’est une sorte de stratégie qui permet la planification du soutien afin de surmonter les insuffisances qui perturbent le développement de la compétence au moment de l’évaluation de l’intégration.

Par : Said Frix


 La réforme du système éducatif est une responsabilité collective

Casablanca 14/01/11- La réforme du système éducatif est une responsabilité collective, ont affirmé les participants à une journée d'étude, organisée jeudi à Casablanca, sous le thème "Un partenariat efficace pour la promotion du secteur de l'éducation et de la formation dans la région du Grand Casablanca''.

Intervenant à l'occasion, Mme Khadija Ben Chouikh, directrice de l'Académie régionale de l'éducation et de la formation du Grand Casablanca, a exprimé sa satisfaction des résultats obtenus grâce à la collaboration de divers partenaires de l'Académie, appelant à davantage d'efforts afin d'accélérer le rythme de la réhabilitation des établissements d'enseignement dans cette région.

Elle a fait savoir, dans son intervention au sujet de "l'amélioration du système éducatif: les efforts et les obstacles", que le Conseil de la région a contribué avec six millions de dirhams pour la réhabilitation d'un certain nombre d'internats et ce, pour soutenir les efforts de l'Académie.

Mme Ben Chouikh a tenu à expliquer que dans le cadre du plan d'urgence, l'Académie est appelée à poursuivre ses travaux en élargissant l'offre de la réhabilitation des écoles à travers la création de centres pour les cadres de formation et la création d'unités supplémentaires, notamment à Mediouna, Nouaceur et Mohammadia.

M. Chafiq Benkiran, président du Conseil du Grand Casablanca a souligné, dans une allocution lue en son nom, que cette réunion contribuera à l'élaboration du système d'éducation tant au niveau local que régional.

Il a ajouté que conformément à l'article 8 de la loi régissant les régions, le Conseil a contribué, entre 2004 et 2010, à soutenir ce secteur vital, avec 48 millions de dirhams, dont 23 millions de dirhams à titre de contribution directe et 25 millions de dirhams à titre de contribution indirecte.

Pour sa part, M. Allal Belarbi, secrétaire général du Syndicat National de l'enseignement, a mis en avant, dans son intervention sur "le plan d'urgence: étude et analyse'', l'importance d'impliquer tout le monde en vue de réformer le système éducatif au Maroc.

Il a ajouté que l'investissement dans les ressources humaines par la création de centres et instituts de formation des enseignants est essentielle afin de tirer profit de futurs défis.

Intervenant sur le thème "les communautés locales et leur rôle dans le développement du système éducatif'', M. Ibrahim Baamrani, chercheur, a insisté sur le rôle important des collectivités pour soutenir le développement du système éducatif, en conformité avec la politique de décentralisation adoptée par le Maroc.

Cette manifestation, qui a connu la présence de plusieurs professeurs, experts et acteurs du secteur, ambitionne de consolider le lien de partenariat renouvelé entre le Conseil de la région du Grand Casablanca et l'Académie régionale pour l'éducation en tant que partenaires et acteurs clés dans la mise en œuvre du projet de réforme du système éducatif.

Le Conseil a décidé d'organiser plus de journées d'étude, au cours du mandat suivant, afin de traiter les grandes questions et problèmes liés au développement durable de la région.


L’évaluation ne peut se limiter à une note - par le 2011.01.07 @ 09:16 AM

 L’évaluation ne peut se limiter à une note

L’objectif d’une autoévaluation est d’impliquer l’apprenant dans son évaluation et de faire en sorte qu’il discute avec son enseignant des remédiations à apporter pour atteindre un degré important de réussite. Une bonne évaluation ne peut se limiter à la note accordée par l'enseignant. Interview de Jean Marc Grattepanche, formateur pédagogique.

ALM : On parle, de plus en plus, de l’auto évaluation comme alternative aux échecs récurrents constatés chez certains élèves. Comment peut-elle contribuer à corriger certaines imperfections?


Jean-Marc Grattepanche : L’idée est de sortir de l’évaluation sommative pour proposer une évaluation formative sur le taux de réussite de l’élève. En somme, l’évaluation ne peut se limiter à une note sur un 10 ou sur un 20. L’évaluation est plus importante du moment qu’elle est l’outil qui sensibilise au pourcentage ou au degré d’atteinte de la réussite, par rapport à des indicateurs ou à des critères de réussite connus par l’enseignant et par l’élève. L’optique est de dire que l’apprenant est capable, à un moment donné, de savoir où il en est de l’atteinte de son objectif de formation. Cela est important car tout le cursus d’apprentissage s’effectue sur la base de critères connus. D’où l’importance de mesurer, avec l’élève, de manière individuelle, l’atteinte de ces mêmes critères, ou le pourcentage de réussite de chacun de ces critères. La question à se poser est de savoir s’il a entièrement ou imparfaitement atteint l’objectif préconisé?

Cela revient à consolider l’apport de l’enseignant de manière partagée dans le cadre d’un arrêt-bilan ou d’une évaluation formative ?


L’objectif est de sensibiliser les enseignants à modifier leurs pratiques d’évaluation, en vue d’aider chaque élève à être acteur de son apprentissage. Pour arriver à ce niveau escompté d’implication, l’enseignant doit maîtriser les rôles respectifs de son apport ainsi que celui de son élève. Il doit aussi clarifier les concepts de contrôle, de jugement de notation, de la place de l’erreur dans l’apprentissage et du rôle de la correction. Dans le monde professionnel, c’est l’ouvrier ou l’artisan qui corrige les imperfections qu’il a façonnées. C’est lui qui fait la première validation. Et c’est cela qui explique l’importance de l’autoévaluation. L’important dans la vie ce n’est pas que le supérieur hiérarchique dise que le travail est bien fait mais au contraire que la personne qui le réalise soit capable de dire que mon travail n’est pas fait correctement et que je dois le recommencer. C’est le cas pour l’enseignant qui n’est pas seulement en classe pour valider le résultat final mais pour expliquer pourquoi cela n’a pas marché et comment il faut y remédier.

Et comment faire avec des apprenants avec un échec presque total ?


L’échec peut venir aussi du fait que le système scolaire n’est pas en adéquation avec la capacité de cet apprenant à apprendre. Certains élèves ne sont pas faits pour des systèmes scolaires transmissifs de savoir. Ils sont faits pour des systèmes scolaires basés sur des savoir- faire et des approches pratiques. Leur échec peut aussi dépendre de facteurs d’ordre social, familial ou affectif. D’où la nécessité de transmettre cette notion d’implication aux parents pour qu’ils comprennent que la note n’est pas une fin en soi.

Aujourdhui.ma


1er salon de l'éducation 5+5 : Les nouvelles technologies à l'honneur

Les pays euro-méditerranéens auront prochainement leur premier salon de l'éducation. C'est à Tunis que va se tenir du 21 au 23 février 2011 la première édition du Salon Euromed pour l'éducation. Dix pays du pourtour méditerranéen y prendront part, à savoir la France, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, Malte, le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie, la Libye et la Tunisie. Le salon qui devrait se tenir annuellement, sera consacré aux TICE (technologies d'information et de communication dans l'enseignement).

Il constituera, trois jours durant, un espace d'exposition, de rencontre et d'échange entre les différents acteurs de l'enseignement et de la filière des TICE : enseignants, inspecteurs, recteurs, directeurs d'établissements d'une part, et dirigeants de sociétés de matériels, de logiciels et de ressources numériques pédagogiques d'autre part.

D'importants résultats sont attendus. D'abord, il s'agit d'approfondir les connaissances des participants des besoins et des nouveautés du marché européen, africain et maghrébin, en ce qui concerne notamment les matériels, les logiciels, les contenus et les contraintes de localisation. Pour les sociétés spécialisées, le salon sera l'occasion de repérer des clients potentiels et de prendre connaissance des offres de la concurrence. Aussi, les organisateurs misent-ils gros sur cette manifestation grandiose pour créer des partenariats régionaux dédiés au développement des TICE. Enfin, le salon sera l'occasion pour les exposants et les partenaires de rencontrer les délégations ministérielles de l'éducation des dix pays participants. Il y a là tous les ingrédients nécessaires à la réussite et au rayonnement de ce salon premier de son genre dans la région. L'ambition affichée par les organisateurs est d'en faire « le premier grand événement euro-africain consacré au développement des TICE dans la zone Euromed et en Afrique ». « Ce salon va connaître un grand succès, de par la présence de plusieurs experts mondiaux », estime Xavier Leroy, directeur associé du salon.

En effet, des experts de la Banque Mondiale et de Microsoft seront de la partie et disposeront de leur propre stand, à l'instar des exposants des 10 pays participants. Au Centre de Congrès de Kram qui abritera le salon seront aménagées également une salle plénière, une salle de présentation, une salle d'atelier et des salles des cycles d'étude primaire, collège et lycée. Il est à noter que cette première édition sera lancée au même moment où se tiendra la réunion 5+5 éducation entre les ministres chargés de l'Education des 10 pays susmentionnés, qui vont présenter les plans numériques pour l'éducation de leurs pays respectifs.

 

Dans chacun de ces pays, les politiques publiques sont généralement favorables à la diffusion des nouvelles technologies dans le secteur éducatif. Mais c'est au niveau de la mise à disposition des ressources numériques pédagogiques et de la formation des enseignants à leur utilisation que le bât blesse. Ces deux volets ont été, à juste titre, au centre de l'intérêt lors de la réunion des experts 5+5 tenue le 4 mars 2010 à Tunis. « Parmi les propositions formulées à l'issue de cette réunion, la mise en place dans chaque pays de dispositifs de formation et de certification des compétences, l'élaboration d'une charte 5+5 de l'Internet à l'école visant à responsabiliser et à autonomiser les éducateurs dans leurs usages numériques éducatifs.

De même, les experts ont préconisé la création, à l'intention des enseignants et des élèves des pays concernés, d'un fonds commun 5+5 de ressources pédagogiques numériques libres de droits et accessibles sur un portail, ainsi que la mise en place d'un Observatoire pour mesurer l'usage et l'impact des ressources de ce fonds», fait savoir Xavier Leroy. Sur un autre volet, et pour promouvoir les bonnes pratiques, des projets de jumelage pédagogique entre les pays 5+5 axés sur les domaines de la science, de la technologie, de la langue et de la culture sont en cours d'étude et ce, dans le cadre du programme e-twinning. Enfin, pour mettre en valeur les meilleures expériences et récompenser les enseignants les plus compétents en matière de technologies de l'information et de la communication, un concours 5+5 annuel devrait être lancé, dont les prix seront remis à l'occasion de la prochaine réunion 5+5 éducation.

Ordre du jour

La problématique de l'introduction des TIC dans l'enseignement sera prédominante lors des travaux de la prochaine réunion 5+5 éducation qui va se dérouler fin février 2011 à Tunis.

 A l'ordre du jour, un thème de la plus haute importance par les temps qui courent : l'enseignement technologique, le fossé numérique et l'employabilité.

 En effet, lors de la dernière réunion 5+5 éducation qui s'est tenue les 28 et 29 septembre 2009 à Biarritz en France, l'accent a été mis sur l'importance de mettre les TICE au service de l'employabilité des jeunes.

Toutes les recommandations issues de cette réunion feront l'objet d'un suivi lors de la réunion 5+5 de Tunis. Il s'agit d'évaluer les avancées enregistrées dans chacun des pays concernés en matière de gouvernance des TICE (management du système éducatif), de leurs apports, de la production de ressources numériques pédagogiques et de la formation des enseignants à la pédagogie numérique.

lematin.ma

 


Wise 2010 : L'école à l'heure des TIC - par le 2010.12.18 @ 4:48 PM

 Wise 2010 : L'école à l'heure des TIC

 

Les technologies de l'information et de la communication ont été au centre des débats au cours du sommet mondial de l'innovation pour l'éducationqui se sont déroulés à Doha. Internet, ordinateur, téléphone portable ont été considérés, et cela continue toujours, comme des gadgets de distraction pouvant affectés les résultats des écoliers. Or, ces mêmes outils sont présentés aujourd'hui par de nombreux pédagogues comme les vrais outils d'avenir dans les écoles.

Pour ces derniers, le monde entier change jour à après jour à une très grande vitesse, mais l'école ne suit pas le même rythme justement parce qu'elle tarde encore à adopter ces nouveaux modes de communication.

C'est pour cette raison que les nouveaux médias sont appelés aujourd'hui à jouer un rôle plus important dans les programmes scolaires. Des projets innovants ont ainsi été présentés. C'est le cas au Bangladesh où le groupe britannique BBC pilote avec des opérateurs locaux de télécommunication un projet pour l'apprentissage de l'Anglais par le biais des téléphones portables. Selon David Prosser, directeur du programme, un million de leçons ont été diffusées durant les trois premiers mois du projet par téléphone portable. Prosser s'est fixé avec son staff l'objectif ambitieux de toucher à l'horizon 2017 quelque 27 millions de Bangladeshis. Par ailleurs, la célèbre marque de téléphone portable Nokia a initié en Afrique du Sud, en partenariat avec les autorités de ce pays un projet qui consiste en l'utilisation des cellulaires toujours dans l'apprentissage dans les écoles.

 
«Les élèves n'ont pas besoin d'un téléphone portable dernier cri pour bénéficier du programme. Les mobiles de première et de deuxième génération peuvent suffire. Le projet a donné de bons résultats et nous tentons de reproduire la même expérience en Finlande», a affirmé Esko Aho, ancien Premier ministre finlandais qui rejoint Nokia en 2008 en tant que vice-président exécutif. Cependant, l'utilisation des nouvelles technologies ne peut pas pour le moment être généralisée pour des raisons socio-économiques principalement dans les pays du Sud.


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Question à: Ahmed Akhchichine • Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Peut-on parler d'une nouvelle approche dans le domaine de l'éducation ?

On ne peut pas réfléchir à moderniser un système de l'éducation sans que la question des ressources humai nes ne se pose à un moment ou à un autre. On voit bien que l'on s'achemine vers des approches extrêmement innovantes. Des approches qui prospectent ce que doit être l'enseignement au 21e siècle, la place des nouvelles technologies dans ce système ainsi que le rôle de l'enseignant dans cette nouvelle pédagogie et cette façon de faire. Dans un système d'éducation comme le nôtre, on doit d'un côté travailler pour des solutions pour des problèmes d'ordre basique lié notamment aux infrastructures et d'un autre côté travailler pour l'amélioration de notre compétitivité face à des innovations aussi importantes.

 
Question à: Mohamed Barkaoui • Professeur, président de l'Université Hassan II - Casablanca.


Selon vous, quelle est la valeur ajoutée de ce genre d'événement ?

Le second sommet mondial de l'innovation en éducation WISE a porté sur l'innovation, la créativité et les bonnes pratiques dans les systèmes d'éducation et de formation. WISE, initié et créé par la Fondation Qatar, est un espace et une plateforme pour stimuler l'échange, le dialogue, le partage et la collaboration entre les 1.250 acteurs et parties prenantes venus de plus de 100 nations engagées dans l'amélioration du système d'éducation et de formation pour tous, pour le bien-être de l'humanité et le développement économique et social durable. Ce sommet de haut niveau par la notoriété des participants et la qualité de l'organisation est un espace privilégié pour s'enquérir des développements récents et des expériences réussies dans le domaine de la formation et de l'éducation dans le monde.

Lematin


Plan d'urgence : Encore trop de résistances - par le 2010.12.08 @ 5:21 PM

 Plan d'urgence : Encore trop de résistances

 

C’est devant un parterre de chefs d’entreprises, d’hommes de lettres et d’étudiants du supérieur que Ahmed Akhchichine a choisi de présenter le premier bilan d’étape du plan d’urgence de l’enseignement. Une rencontre organisée par le centre de recherches Links en fin de semaine dernière. Il est incontestable, au vu des chiffres, que des améliorations notamment au niveau de l’extension de l’offre scolaire, ont été enregistrées. 

Sauf que le secteur est encore miné par «des archaïsmes, des limites dans le savoir-faire et des partenariats non assumés», indique Akhchichine. 

Le premier boulet est le conservatisme, celui d’assurer un minimum plutôt que de regarder vers l’avant. Mais aussi un défaitisme et ce qu’appelle le ministre des résistances conscientes, celles qui n’ont pas intérêt à ce que les choses fonctionnent autrement.
Sans oublier le poids des «mini-corporations, qui n’avancent pas si elles n’ont pas de dividendes directs par rapport à leur corporation».


Autre résistance, le rejet de la part du corps enseignant des personnes nouvellement recrutées mais pas issues de l’Education. «Quand il a fallu nommer à des postes de responsabilité des profils différents, il y a eu des résistances de la part de certains enseignants estimant être les seuls à avoir la légitimité de parler de l’école», explique Akchichine.
Autant de comportements qu’il a fallu combattre et qu’il faut encore combattre pour voir aboutir des résultats notoires au Plan d’urgence.
Reste que celui-ci a généré des phénomènes nouveaux: des tâches avec de nouvelles approches, une augmentation drastique de la charge du travail, et l’obligation de résultat, d’où le problème du savoir-faire et ses limites.


Troisième frein cité, «les partenariats non assumés» pour le raccordement à l’eau potable et la connexion au réseau électrique. Pour beaucoup de douars encore, le raccordement a été fait sauf pour l’école. C’est valable pour le transport ou encore l’entretien de l’école.
Akhchichine estime par aileurs que les parents ne s’investissent pas suffisamment dans l’éducation de leurs enfants. Les élites ont également un rôle à jouer. «Elles ont tourné le dos à l’école publique, qui ne représente pas pour eux une préoccupation. Si l’école sort de notre agenda au quotidien, ce sont autant de solutions en moins pour ceux qui en ont besoin », fustige le ministre.


Au cours de son intervention, celui-ci a effectué un bilan d’étape du Plan d’urgence. Pour le volet enseignement, les principaux chantiers entamés sont ceux de l’extension de l’offre scolaire, notamment par la création de 359 établissements et de 18 internats et de la mise à niveau de l’existant. L’encadrement pédagogique a été renforcé par le recrutement de 13.960 enseignants répartis sur les trois cycles et l’encadrement administratif renforcé pour sa part avec, entre autres, 430 administrateurs et 90 ingénieurs.


Un autre levier sur lequel le plan agit est celui de l’égalité des chances avec les initiatives telles que «Un million de cartables», le programme Tayssir qui consiste à apporter un soutien financier aux parents pour maintenir leurs enfants à l’école. Ce programme a enregistré des résultats importants malgré la faiblesse de l’enveloppe réservée aux parents: les familles bénéficiaires sont passées de 47.000 (88.000 enfants) à 160.000 (300.000 enfants). Les demandes des familles sont de plus en plus élevées. Par ailleurs, il a été noté, toujours en rapport avec le programme Tayssir, une baisse de 60% du taux d’absentéisme et une baisse de 68% de l’abandon en cours d’année scolaire.


Pour l’enseignement supérieur, les effectifs globaux ont augmenté de 10% avec une hausse dans les filières techniques et scientifiques et dans les établissements à accès régulé de 45%. Les diplômes de l’enseignement supérieur sont également plus nombreux, passant de près de 34.000 à 40.000. L’université a également mis en place les licences nouvelles approches avec les introductions de modules de langues, de TIC.
Les filières accréditées ont augmentée de 47% entre 2007-2008 et 2009-2010. Aujourd’hui, 55% de l’offre de formation de l’universitaire est professionnalisante. Les initiatives 10.000 ingénieurs et Maroc offshoring 2010 sont aussi sur une bonne voie. Par contre, celle des 3.300 médecins n’a pas encore atteint son objectif. L’effectif des nouveaux inscrits n’est que de 1.750 étudiants en 2009-2010.

Source : L'économiste.com

 


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