Texte à méditer :   Cœur vaillant rien d'impossible    

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 Entretien avec 3 enseignants marocains : Entre attentes et désillusion

Améliorer le taux de scolarisation, lutter contre l’analphabétisme et la déperdition scolaire, redonner confiance aux professeurs d’université en leur donnant plus de moyens… Ce sont là quelques priorités sur lesquelles le nouveau ministre devra sérieusement travailler. Yabiladi a rencontré trois enseignants pour leur demander ce qu’ils attendaient du nouveau ministre.

Les trois enseignants sont : Khadija, Attachée pédagogique en informatique à la Faculté des Sciences à El Jadida, Rabia, Professeur de mathématiques à la Faculté des Sciences à El Jadida et enfin Abdelghani, professeur des sciences physiques dans un collège à Bouznika.

Yabiladi : Qu’attendez-vous du nouveau ministre de l’Education ?

Rabia : Je vais être honnête, moi je n’attends rien du nouveau ministère de l’Education ! Je suis tellement désespérée que je ne pense pas que les choses vont changer comme cela du jour au lendemain. L’Education au Maroc demande une longue réflexion à long terme pour avoir au final des équipes compétentes, et aujourd’hui il est urgent de rénover ce domaine.

Khadija : Déjà, je ne vois pas de différence entre notre situation d’aujourd’hui et celle d’avant le plan d’urgence lancé par l’ancien ministre de l’Education.

Abdelghani : Je n’attends strictement rien pour la simple raison qu’un ministre au Maroc n’a aucun rôle ! Il ne fait rien ! Les années passent et rien ne change. C’est la politique du palais qui compte ! Un ministre chez nous ne fait que les petites besognes comme les affectations par exemple. Que va-t-on donc attendre de lui ? Alors qu’on est en pleine transition, dans l’attente du nouveau gouvernement, 25 ambassadeurs viennent d’être nommés ! Tout est dit ! Normalement les études sont un escalier social. Aujourd’hui, on trouve des docteurs dans différentes disciplines qui sont chômeurs. Qu’est-ce que tu vas attendre d’un enseignement qui va dans ce sens là. L’état n’a plus besoin de gens cultivés. Le principal pour lui c’est que ses enfants étudient dans de bonnes écoles, par contre nous le peuple, il s’en fiche. Lui n’attend plus rien de nous et nous, le peuple, on attend plus rien de lui !

Quels sont les difficultés auxquelles vous devez faire face dans votre quotidien en tant qu’enseignant ?

Rabia : Le premier et grand problème que rencontrent mes étudiants est qu’ils ne parlent pas le français, langue utilisée par certains professeurs pour donner les cours. Au lycée, on leur enseignait en arabe et quand ils sont arrivés à l’université, il y a eu un vide. Ils ont dû faire face à des problèmes de compréhension à tel point que certains étudiants sont obligés de chercher dans le dictionnaire les mots qu’ils n’ont pas compris durant le cours.

Khadija : De mon côté, ce qui me paralyse dans mon travail, c’est le manque de matériel. Pourtant on est dans la recherche scientifique et on n’a pas, par exemple, des laboratoires de recherche équipés d’ordinateurs puissants. Ce qui me dérange aussi c’est la manière dont sont organisés les modules. Par exemple, si un étudiant rate un module, il risque de ne pas avoir sa licence à cause de ce module manquant. Ce qui va lui donner du fil à retordre et le démoraliser. L'ancien système était mieux. A notre époque par exemple, un étudiant qui avait la moyenne générale, pouvait passer en classe supérieure, même s’il n’avait pas la moyenne dans une matière. J’ai par exemple des étudiants qui sont très bons en chimie mais qui ne le sont pas nécessairement en mathématiques et à chaque fois ils ont des mauvaises notes dans cette matière. Enfin, je voudrais insister sur le fait que les enseignants ne sont pas bien payés au Maroc. Certains sont moins payés que celui qui fait du bi' ou chra (du petit commerce) !

Abdelghani : Je sais bien que le matériel a de l’importance mais quand tu as la foi, tu peux tout faire et surmonter cette difficulté du manque de moyens. Moi aussi je manque cruellement de matériel dans ma classe. Même la craie est d’une mauvaise qualité ! Mais ce qui est encore plus grave, c’est que l’esprit de l’enseignement a disparu. L’école est devenue un passe-temps pour les élèves et un gagne-pain pour les professeurs. On n’est plus rien.

Rabia : Il y a une chose que je trouve anormale aussi et qui ne touche pas nécessairement l’Université mais plutôt le collège et le lycée, ce sont les heures supplémentaires que certains professeurs donnent après leur cours. Je ne comprends pas pourquoi ces cours ne sont pas donnés durant la classe. Je me demande alors que fait ce professeur en classe, s’il est encore obligé de donner des heures supplémentaires à côté ? Sans oublier que les heures supplémentaires coûtent cher. Les familles dépassent un budget énorme pour les heures supplémentaires de leurs enfants. Les prix varient entre 50 à 500 dirhams l’heure, cela dépend des matières. Il y a des professeurs qui donnent des heures supplémentaires à des classes entières et exigent qu’on les paie avant le début du cours.

Abdelghani : le succès des heures supplémentaires est simplement causé par le fait que l’école ne répond plus aux aspirations ni des élèves ni des parents.

Abdelghani, êtes-vous heureux de partir à la retraite  et que retiendrez-vous de ces 36 ans d'enseignement ?

Effectivement, je pars à la retraite dans quelques jours. Je devrais être heureux mais je ne le suis pas au fond parce que j’ai toujours besoin de ce contact avec les élèves et de ressentir cet amour du partage du savoir. C’est la seule richesse de ce métier. J’ai gardé de très bons contacts avec mes élèves. Ceux qui ont réussi sont devenus directeurs de société, enseignants et médecins. Et ceux qui n’ont malheureusement pas réussi ont mal tourné. Il y a en a qui ont été en prison ou qui sont devenus dealers de drogue. Qu’ils aient réussi ou échoué dans leur vie, ce que je remarque est qu’ils me respectent toujours aujourd’hui.

Comme je dis toujours, j’ai malheureusement choisi l’enseignement. Je dis malheureusement parce qu’après toutes ces 36 années d’enseignement, je me rends compte que j’aurais dû faire autre chose. D’une part, je suis dégoûté, et d’autre part je n’arrive pas à avoir ne serait-ce qu’une petite lueur d’optimisme pour l’avenir des enfants. Qu’est-ce qu’on a fait durant ces 36 ans ? Qu’est-ce qu’on a réussi ? Rien. Franchement rien. Moi j’ai formé des centaines d’élèves par an. Où sont aujourd'hui ces générations d’élèves ? Quand j’ai choisi au départ la voie de l’enseignement c’était parce que je pensais que le professeur était la clé des problèmes sociaux. Mais je me suis rendu compte au fil des années qu’un enseignant est devenu un mercenaire sans transmettre aucun message aux élèves.

Source : Yabiladi.com


 
 
 
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